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:: La confiscation de l’or par les Etats-Unis en 1933 pourrait-elle se reproduire? ::

 
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€goldster


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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 21:23 (2012)    Sujet du message: La confiscation de l’or par les Etats-Unis en 1933 pourrait-elle se reproduire? Répondre en citant

La confiscation de l’or par les Etats-Unis en 1933 pourrait-elle se reproduire? 
Publié le 10 juillet 2012 


 
Vous savez certainement que la possession d’or a été rendue illégale aux Etats-Unis le premier mai 1933. Ce que l’on ne vous dit pas, c’est que les citoyens Américains, selon la loi 6102, étaient autorisés à détenir jusqu’à 100 dollars sous forme de pièces d’or (soit un peu plus de cinq onces d’or). Aujourd’hui, la valeur de ces pièces serait d’un peu moins de 8400 dollars. Cette loi permettait aux citoyens de conserver une partie de leur or, dans le même temps que la possession d’or réelle était abolie. Afin de pouvoir comprendre pleinement l’attitude des gouvernements envers l’or en temps de crise, jetons un œil sur le paragraphe ci-dessous :

 
Le Congrès pourrait aisément révoquer à nouveau ce privilège. A dire vrai, tout au long de ce dernier siècle, le gouvernement des Etats-Unis n’a jamais officiellement reconnu le droit des particulier à posséder de l’or. Le Trading with the Enemy Act, invoqué par le président Roosevelt en 1933 afin de restreindre les transactions en or entre particuliers, est aujourd’hui toujours de rigueur. Bien que la propriété privée d’or ait été rendue légale aux Etats-Unis le 15 août 1974, le président possède encore le droit de confisquer l’or de ses citoyens. Le président des Etats-Unis a la possibilité, grâce à l’Emergency Banking Act, ‘d’examiner, de réguler et de prohiber… l’importation, l’exportation, la propriété et la fonte d’or’ en cas d’urgence. Il est très peu probable que les tribunaux ou le Congrès parviennent à défendre le fait que la confiscation de l’or ne soit pas implicite à l’Emergency Banking Act si une crise fiduciaire ou fiscale forçait à nouveau le président à nationaliser l’or de ses citoyens.

 
Le privilège, et non le droit, pour les citoyens Américains de posséder de l’or, a été restauré le 15 août 1974 (et non en 1971, lorsque Nixon décidait de faire flotter le dollar par rapport à l’or et d’empêcher les banques centrales de convertir leurs dollars en or). Il est important de bien comprendre l’importance de l’or aux yeux du gouvernement, et que le droit de confiscation puisse ne pas se restreindre aux individus et institutions, mais à un ou plusieurs nations.

 
Les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne sont-ils en mesure de confisquer l’or d’autres nations ?

 
Ces quelques derniers mois, nous avons vu le Venezuela rapatrier ses réserves d’or depuis les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne. Pourquoi ? Avant de répondre à cette question, sachez qu’une grande majorité des réserves d’or des banques centrales du monde se situe dans les coffres des banques centrales Américaine et Anglaise. Ces réserves sont détenues dans des coffres non-alloués, et aucune barre d’or n’est attribuée à un propriétaire particulier. Cet or permet aux banques de mener de nombreuses opérations de prêts, ce qui est la raison pour laquelle de nombreux journalistes tentent aujourd’hui d’attirer l’attention sur la sécurité des réserves d’or nationales. La question que l’on entend le plus fréquemment est la suivante : ‘Cet or est-il toujours où il est supposé être ?’.

 
Si cet or ne se trouvait plus dans les coffres des banques centrales des Etats-Unis et d’Angleterre, alors les quantités d’or qui représentent les réserves de chaque nation ne seraient plus qu’une fumisterie. Si une telle chose venait à être découverte, nous assisterions à une fureur pire encore que celle qu’a essuyé le monde financier lorsque la Grande-Bretagne avait décidé d’émettre bien plus de billets de banque que les quantités d’or qu’elle possédait réellement.

 
Aujourd’hui, lorsqu’une nation réalise qu’elle devient impopulaire en Occident, elle s’inquiète de la sécurité de ses actifs placés à l’étranger, et les pense vulnérables à une éventuelle saisie. Les avions d’une compagnie aérienne ne pouvant plus payer ses factures de pétrole finissent par faire l’objet d’une saisie. De la même manière, l’Iran a découvert qu’il était préférable qu’il concentre son or à l’intérieur de ses frontières. Le Venezuela a lui aussi réalisé qu’il ne pourrait mettre fin à une saisie de ses actifs placés à l’étranger si une telle situation venait à se présenter. La Grèce, dans le cadre de son plan de sauvetage, a été forcée de mettre ses 111 tonnes d’or à gage afin de garantir le remboursement de sa dette.

 
Les gouvernements sont tout aussi vulnérables que les individus. Les intérêts du gouvernement prennent toujours le dessus sur les intérêts particuliers. Plus important encore, les intérêts du gouvernement auprès duquel sont placées les réserves d’or étrangères ont toujours le dessus sur les intérêts des nations auxquelles elles appartiennent, comme nous avons pu le voir avec le cas de l’Iran puis de la Grèce.
 
Le cas de l’Allemagne

 
Avec la crise de la zone Euro et les opérations ayant été entreprises en vue de la résoudre – dont des politiques d’impression monétaire phénoménales -, les risques auxquels sont désormais exposés les bilans de l’Allemagne (ainsi que ceux d’autres pays membres de la zone Euro et de la BCE elle-même) sont tels que l’inquiétude du gouvernement se développe parallèlement aux risques pesant sur les bilans de la Bundesbank. Ces inquiétudes déteignent peu à peu sur le public Allemand et la Bundesbank elle-même. L’Allemagne possède la deuxième réserve d’or la plus importante du monde, avec 3396,3 tonnes. En une telle conjoncture, il est nécessaire de se poser la question de savoir où se situe l’or de l’Allemagne, et s’il est bel et bien présent dans les coffres des banques centrales des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Cet or a-t-il été prêté par la banque d’Angleterre et la Réserve Fédérale ? Fait-il partie d’une réserve plus large d’or non alloué ?

 
Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, des questions commencent à être posées.

 
Des risques toujours plus importants pour les membres de la zone Euro

 
Le système banquier central de la zone Euro s’est trouvé fortement déséquilibré après que les bilans de la BCE aient atteint 3,02 trillions d’euros le mois dernier - une somme 31% plus élevée que l’ensemble de l’économie Allemande -, et ce après une troisième vague de prêts sur trois ans. Les deux premières vagues de prêts, s’élevant à 1.201 milliards d’euros (489+712) prouvent que les bilans de la BCE ont augmenté de 50% au cours de ces quelques derniers mois !

 
Si la zone Euro venait à s’effondrer, les pertes de la Bundesbank pourraient s’élever à plus d’un demi trillion d’euros, soit plus d’une fois et demi le budget annuel du pays. Si une telle chose venait à se produire, les réserves d’or de l’Allemagne seraient nécessaires au support de sa devise, soit en tant que collatéral, soit en tant qu’outil de désendettement. L’Allemagne aurait-elle commencé à se rappeler les années 1919-1923 ? Son or sera nécessaire au soutien d’un nouvel euro, ou à un retour vers son ancienne devise, le Deustch Mark.

 
Les législateurs Allemands veulent savoir où se trouve l’or de leur pays.

 
Il est dit que 60% des réserves d’or de l’Allemagnes soient stockées en dehors de frontières du pays, dont une grande partie auprès de la Réserve Fédérale de New York. Si c’est effectivement le cas, il est nécessaire de se demander, dans le cadre des swaps effectués entre la Fed et la BCE, si cet or a également fait l’objet de swaps, ou s’il a été utilisé comme collatéral.

 
Le public fait aujourd’hui pression sur le gouvernement afin qu’il rapatrie ses réserves d’or. Si l’Allemagne réclamait le retour de son or, pourrait-elle l’obtenir, ou découvrirait-elle qu’il a depuis longtemps fait l’objet de swaps ? Si l’Allemagne rapatriait son or, de nombreux pays et banques centrales suivraient son exemple, ce qui rendrait possible une maximisation de l’utilisation des réserves d’or afin de résoudre toute forme de crise monétaire ou systémique.

 
Nous venons d’étudier le cas de l’Allemagne, mais les mêmes questions pourraient être soulevées en France, en Italie, ou dans de nombreux autres pays de la zone Euro. Et qu’en est-il de la BCE ?
 
 
  

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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 21:23 (2012)    Sujet du message: Publicité

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