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€goldster


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MessagePosté le: Mar 10 Avr - 16:33 (2012)    Sujet du message: Les politiques d’accommodation de la Fed Répondre en citant

Les politiques d’accommodation de la Fed 
Article originellement publié le 10 avril 2012 


 
Les directeurs de la Fed parlent souvent de l’accommodation comme d’une formule magique capable de régler tous nos problèmes économiques. Mais que se passe-t-il lorsque la Fed décide de nous ‘accommoder’ en augmentant la masse monétaire ?



En premier lieu, une politique d’accommodation réduit la valeur du dollar. Plus de dollars en circulation signifie que chaque dollar permet d’acheter moins, ce qui force les prix à la hausse. La technologie et l’évolution des moyens de production tendent à entraîner une diminution des prix, mais du fait de l’inflation, très peu nombreux sont ceux qui sont en mesure d’en profiter.



Pour vous donner une idée de l’étendue des dommages que peuvent causer les politiques d’accommodation, sachez que 5000 dollars en 1913 avaient plus de valeur que 110.000 dollars aujourd’hui [calculateur d'inflation BLS].



Deuxièmement, une dépréciation de la valeur du dollar décourage l’épargne. Pourquoi épargner de la monnaie lorsqu’elle perd de sa valeur ? Plutôt que d’emprunter la voie de l’épargne, des millions d’investisseurs placent leurs économies sur le marché des actions afin de se protéger des impressions monétaires de la Fed. Mais cela leur permet-il réellement de se protéger ?



Lors du plus important marché haussier de l’Histoire – de 1984 à 2001 -, le S&P augmentait de 14,5% par an. Néanmoins, les opérations fréquentes des gestionnaires de fonds et les frais très élevés ont réduit ce taux de retour annuel réel à 4,2%. Selon John Bogle, fondateur du groupe Vanguard, en prenant en compte les rendements de 2002, les retours moyens offerts par les actions étaient de moins de 3% par an – soit inférieurs au taux d’inflation. [Bonner et Wiggin, p. 245]



Troisièmement, l’expansion de la masse monétaire semble encourager la prospérité, ce qui pousse la Fed à imprimer toujours plus pour alimenter la croissance. L’augmentation des emprunts et des dépenses pousse parfois les prix à augmenter plus rapidement encore que le taux d’inflation de la devise.


Pendant que le public s’inquiète de la hausse des prix, un retournement sémantique prend place. L’inflation ne signifie plus augmentation de la masse monétaire, mais augmentation des prix [Sennholz
, p. 69]. Ainsi les entreprises imposants des prix plus élevés sont aperçues comme des scélérats, dans le même temps que les hommes du gouvernement menaçant d’imposer un contrôle des prix deviennent des messies aux yeux de la population. La plupart des gens n’ont aucune idée de ce que fait réellement la Fed. Le gouvernement a donc la possibilité de faire des entreprises ses bouc-émissaires et d’apparaître en défenseur du public. Très peu nombreux sont ceux qui comprennent que le plafonnement des prix entraîne des pénuries, encourage la consommation tout en retardant la production. Les pénuries, à leur tour, poussent le gouvernement à imposer des quotas, ce qui entraîne le développement de la corruption, du marché noir, et de la violence.


Quatrièmement, alors qu’un flux entrant de dollars entraîne une augmentation des prix, certaines industries se retrouvent pénalisées face à leurs compétiteurs étrangers, et tentent de faire pression sur les hommes de Washington afin qu’ils régulent les importations. Les quotas et le protectionnisme entraînent une augmentation des prix, et du fait que beaucoup de pays répondent généralement à cela en limitant leurs importations depuis les Etats-Unis, peuvent découler sur une guerre commerciale. Bien souvent, les guerres commerciales entraînent des conflits armés.


Le 17 juin 1930,  alors que l’économie faisait face à une dépression ayant découlé des politiques monétaires de la Fed, le président Hoover signait la loi Hawley-Smoot, passant les prix de plus de 20.000 produits d’exportation à des niveaux sans précédent. D’autres pays ont immédiatement riposté, les marchés ont fermé, et les conditions économiques se sont aggravées à l’échelle de la planète.


Cinquièmement, l’inflation augmente les revenus nominaux, catégorisant beaucoup de gens dans une tranche d’imposition supérieure. Dans le même temps que le patrimoine des gens s’envole en fumée du fait de la dépréciation du dollar, les taxes consomment une majeure partie de ce qui leur reste.


Sixièmement, l’inflation transfère la richesse de ceux qui ne savent pas comment se protéger de la destruction monétaire vers ceux qui savent comment s’en défendre. Prenons un exemple simple : une personne disposant de revenus fixes peut voir son pouvoir d’achat diminuer au point d’en être réduit à vendre un tableau de famille afin de pouvoir satisfaire ses besoins. Une banque ayant trop prêté – et de ce fait favorisé l’augmentation des prix – peut décider de saisir les maisons de ses emprunteurs, dont les revenus ont été détruits par la débâcle monétaire.


Septièmement, les mesures d’accommodation de la Fed poussent les gens à travailler plus longtemps dans la mesure où ils ne peuvent plus se permettre de vivre de leurs maigres pensions. La dépréciation du dollar est la raison principale pour laquelle un mari et sa femme choisissent tous deux de travailler après avoir fondé une famille.


Huitièmement, dans la mesure où le gouvernement est le premier à obtenir la monnaie nouvellement créée, il peut financer des mesures telles que des guerres ou des plans de sauvetage sans attirer l’attention des contribuables. Les citoyens en paient bien entendu les frais, à travers tous les biens et services qu’ils achètent.


Neuvièmement, parce que l’effet de l’inflation sur les prix est irrégulier, certains augmentant plus tôt que d’autres, les gens ont bien souvent des difficultés quant à distinguer l’illusion de la réalité. Lorsque le crédit peu cher abonde, les hommes d’affaire et investisseurs aperçoivent une opportunité à ne pas manquer. Des fortunes sont fondées puis perdues, et les entreprises qui ne parviennent plus à engendrer de bénéfices finissent par licencier leurs employés.


Dixièmement, le gouvernement peut s’imposer en sauveur de la catégorie d’électeurs qu’il a lui-même appauvrit, telles que les personnes âgées, en réduisant leurs dépenses médicales. L’établissementes nouveaux droits entraînent le besoin de revenus toujours plus importants, dirigeant peu à peu le dollar vers l’effondrement total.


Onzièmement, comme l’a observé Ludwig von Mises, ‘en temps d’inflation, les gens aperçoivent le gouvernement comme étant une institution capable de mettre à leur disposition des moyens illimités : l’Etat, le gouvernement, est tout puissant’ [Mises, p. 66]. Grâce aux dépenses déficitaires, l’Etat peut consommer des quantités de ressources illimitées afin de maintenir en vie cette illusion.


Si l’or était réellement la relique barbare que ses détracteurs l’accusent d’être, alors nous pourrions espérer que la devise fiduciaire de la Fed lui soit supérieure. Mais même l’ancien directeur de la Fed, Alan Greenspan, admettait lors d'un discours tenu en 2002 à New York que ce n'est pas le cas, et que les prix ont augmenté au cours des décennies ayant suivi l’abandon de l’étalon or en 1933.


Monsieur Keynes, le gourou des dépenses déficitaires du XXe siècle, n’a jamais expliqué commente les déficits qu’il prône devraient être financés. Il s’est simplement contenté d’admettre qu’une augmentation des impôts ne serait pas suffisante [Hazlitt, 1982]. Peut-être ressentait-il des remords à appeler ouvertement à l’inflation, dans la mesure où lui-même savait qu’elle ‘détruirait la société de telle manière qu’aucun homme ne puisse jamais se l’imaginer’ [Keynes, 1919, Ch. 6].


La crise financière ne cesse de faire la une des journaux. Mais entendons-nous souvent parler des politiques qui nourrissent ces problèmes, et dont fait partie la possibilité pour le gouvernement de confisquer la richesse de ses citoyens à l’aide du bras invisible de la Fed ?

George F. Smith
 

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MessagePosté le: Mar 10 Avr - 16:33 (2012)    Sujet du message: Publicité

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