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€goldster


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MessagePosté le: Lun 2 Avr - 11:34 (2012)    Sujet du message: le piratage monétaire de Morgan Répondre en citant

le piratage monétaire de Morgan 
Article originellement publié le 30 mars 2012 


 
En 1907, après la crise du système de réserve fractionnaire, Thomas WoodrowWilson, alors président de Princeton, s’est fait grandement apprécier du monde bancaire en déclarant que ‘tous nos problèmes auraient pu être évités si nous avions nommé un comité de six ou sept hommes à l’esprit civique, tels que JP Morgan, afin de prendre en charge les affaires de notre pays’ [Griffin, p448]. Le colonel EdwardMandell House, un associé de Morgan ayant travaillé dans l’ombre de Wilson après son élection au poste de président des Etats-Unis, devint ensuite ‘l’ange gardien invisible de la Loi Bancaire’ de 1913 [Griffin, p459].



Elaborée lors d’une réunion secrète entre les élites bancaires dans la cabine de chasse de Morgan à Jekyll Island, Géorgie, en novembre 1910, la loi Glass-Owen, telle qu’elle fut finalement baptisée, fut proposée au Sénat le 22 décembre 1913, et approuvée par le président le jour suivant [Griffin, p468].



La Fed la fit appliquer en novembre 1914, offrant aux hommes de Morgan des positions clé. Cette nouvelle loi offrait aux banquiers ce qu’ils désiraient le plus : le monopole de l’impression monétaire. Les banques commerciales pouvaient uniquement émettre des demandes de dépôts échangeables contre de l’or ou des billets imprimés par la Fed. Les banques nationales furent contraintes de joindre ce nouveau système, mais disposaient encore de l’option légale de devenir des banques d’Etat, qui n’étaient quant à elles pas forcées de participer - bien que de nombreuses banques d’Etat décidèrent de le faire en 1917, lorsque les régulations fédérales furent relâchées {Rothbart, p112].

 

Les pièces et barres d’or devinrent de moins en moins accessibles au public, dans le même temps que les banques membres transféraient leur or vers la Fed afin d’obtenir toujours plus de billets de banque [Rothbart, p119].


Le potentiel inflationniste de ce nouveau système était inhérent à sa structure : la Fed créait l’inflation en réinvestissant les bénéfices réalisés par son or, les banques membres spéculaient en réinvestissant les bénéfices réalisés par de leurs réserves d’or placées à la Fed, et les banques non-membres en réinvestissant les bénéfices réalisés par leurs réserves placées auprès des banques membres. Après quelques années, la Fed commença à retirer les certificats du Trésor - soutenus par l’or - de la circulation en les substituant par des billets de banque de la Fed. Ces nouveaux billets n’étant soutenus par l’or qu’à hauteur de 40%, plus d’or était disponible à la spéculation par réinvestissement des bénéfices réalisés.


En plus de cela, avec l’accord de la Fed, les réserves nécessaires à une demande de dépôt furent divisées par deux, passant d’abord de 21,1% à 11,6%, puis à 9,8% en juin 1917, après que les Etats-Unis se soient engagés dans la guerre. Les réserves nécessaires à la création de dépôts à termes passèrent de 21,1 à 5%, puis à 3% en 1917. Les banques commerciales développèrent une politique de transfert de leurs emprunteurs vers des dépôts à terme afin d’accroître toujours plus l’inflation [Rothbart, pp 238-239].


Ainsi, les Etats-Unis disposaient d’une banque centrale privilégiée du gouvernement, appelée la Fed. En stockant des réserves d’or, la Fed limita l’accès du public à l’utilisation de pièces d’or, ce qui rendrait ces dernières bien plus aisées à confisquer dans le futur. Grâce à la Fed, les banques membres pouvaient créer un taux d’inflation uniforme afin d’éviter tout problème relatif aux demandes de rachat.


Ce nouveau système a-t-il rendu les banquiers plus conformes ? L’Acte de la Réserve Fédérale a-t-il promu un ‘moyen d’échange stable’, comme le mentionnait le Rapport du Contrôleur des Devises de 1914 ?


Les responsables du cartel bancaire, pour la plupart des hommes de Morgan, ont-ils contribué à la création d’un monde meilleur pour les Américains ?


Se basant sur des données publiées par le Bureau National de la Recherche Economique, Ron Paul a démontré que 18 récessions ‘mathématiquement impossibles’ sont apparues depuis la création de la Fed.


La Grande Guerre


Ceux ayant profité de la première guerre mondiale n’avaient que très peu en commun avec les hommes du front. Le combat fut une tâche livrée essentiellement aux jeunes conscrits, et des millions d’entre eux furent blessés ou tués. Ceux ayant profité du massacre connaissaient pour la plupart Washington comme leur poche.
 
Si le contrôle monétaire avait été placé entre les mains du marché plutôt que celles du gouvernement, la guerre n’aurait jamais eu lieu. Et si elle avait toutefois été déclarée, elle aurait pris fin bien plus tôt. La monnaie saine avait à disparaître avant que des hommes ne viennent à leur tour à trouver la mort.


Lorsque la guerre fut déclarée en août 1914, les belligérants Européens cessèrent immédiatement d’échanger leurs devises contre de l’or, et commencèrent à émettre des titres de créance. Ayant besoin d’un marché lucratif pour leurs obligations, la France et l’Angleterre firent de House of Morgan leur responsable de ventes. La monnaie obtenue de la vente de ces obligations permit à Morgan d’acheter des armes et d’obtenir des commissions à la fois de ses ventes et de ses acquisitions. Le Morgan pacifiste, ayant une fois déclaré ‘Personne ne hait la guerre autant que moi’, obtenait de très importants profits en envoyant des machines de guerre détruire et tuer de l’autre côté de l’atlantique. 


Comme l’écrivait G. Edward Griffin à propos du travail de Ron Chernow à House of Morgan :
‘Les bureaux de Morgan au 23 Wall Street était pris d’assaut par des courtiers et fabricants d’armes à la recherche d’un contrat. La banque eut à poster des gardes devant chaque entrée ainsi que devant les domiciles de ses employés. Chaque mois, Morgan gérait des achats d’une valeur équivalente au PIB du monde entier une génération auparavant’ [Griffin, p 236].

 
‘Les Etats-Unis devinrent l’arsenal de l’entente [Ralph Raico]. Liées à la fois financièrement et sentimentalement à l’Angleterre, les plus grosses entreprises Américaines travaillaient d’une manière ou d’une autre pour la cause des Alliés… Le Wall Street Journal, ainsi que d’autres branches de l’élite des affaires étaient essentiellement pro-britanniques’…


Pour Wall Street, la paix n’était pas une option. Le risque de défaut étant inhérent aux obligations des Alliés, et les investisseurs auraient pu perdre 1,5 milliards de dollars. Les commissions et profits issus de la vente de machines de guerre auraient été perdus. Le trésor aurait seulement pu accorder des prêts aux Alliés si les Etats-Unis avaient décidé d’abandonner leur neutralité et de prendre part au conflit [Griffin, p239], ce qu’ils firent le 6 juin 1917, après un discours de Wilson au Congrès.
 
La marge brute d’autofinancement de Morgan fut ainsi sauvée. Les Etats-Unis accordèrent plus de prêts aux Alliés – permettant à Morgan de rembourser ses emprunts -, les impôts sur les revenus augmentèrent, particulièrement pour les plus riches, et la Fed accentua l’inflation. Entre 1915 et 1920, la réserve monétaire et les prix doublèrent. Les déficits fédéraux augmentaient d’un million de dollars par mois dès 1918, dépassant  le budget fédéral annuel d’avant-guerre…


Avoir confiance en le gouvernement plutôt qu’en le marché


Le 12 mars 1933, le président Roosevelt annonça au peuple Américain que son nouveau dollar, délié de l’or, était une monnaie en laquelle il pourrait avoir confiance. ‘Cette nouvelle devise n’est pas une devise fiduciaire’, disait-il. ‘Elle sera imprimée en des quantités adéquates, en fonction des sécurités dont disposent les banques’.


Il annonça à son audience que leur confiance envers ce ‘réajustement du système financier des Etats-Unis’ serait la clé de son succès, ‘plus important encore que l’or’. ‘Ayez la foi’, disait-il. ‘Ne vous laissez pas abattre par les rumeurs et les suppositions’.
 
Le 5 avril 1933, il émit l’Ordre Exécutif 3102, dans lequel il précisait que tout Américain ne s’étant pas débarrassé de ses pièces d’or sous un mois ferait l’objet de poursuites.


Comme le notait Alan Greenspan, , au cours des deux décennies ayant suivi l’abandon de l’étalon or, ‘l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a quasiment doublé’. Au cours des quarante années suivantes, les prix ont été multipliés par cinq. La politique monétaire, libérée des contraintes fixées par la convertibilité du dollar en or, a ouvert la voie à l’impression excessive de monnaie [Décembre 2002].

En d’autres termes, le dollar n’étant plus défini en tant que représentant d’un poids d’or ou d’autre métal, la ‘politique monétaire’ de la Fed déprécia son pouvoir d’achat de 91% en 60 ans, entre 1933 et 1993.

Il y a moins de dix ans, les banquiers centraux, ayant fait l'’expérience de plus d’un demi-siècle d’inflation, confirmèrent qu’une devise fiduciaire était par nature sujette à l’excès. 


Il y a soixante ans, Garet Garrett écrivait :


‘’Longue est l’Histoire de l’expérience monétaire. Elle nous apprend que le gouvernement est un adepte de la contrefaçon et qu’il ne devrait pas être autorisé à contrôler la monnaie. Ceci s’applique à la fois aux gouvernements autocratiques et populaires. C’est comme si les illusions monétaires étaient, par quelque forme étrange de folie, récurrentes et incurables’. Lorsqu’une monnaie saine était en circulation, la masse monétaire était limitée – par nature ainsi que par les lois économiques, et non par les politiques du gouvernement. Pour cette raison, l’Etat s’en débarrassa et nous imposa une monnaie qu’il pouvait imprimer à son gré. La monnaie du gouvernement supprime l’idée de moyens limités et, dans la mesure où elle est contrôlée par l’Etat, elle abolit également l’idée d’un gouvernement limité. Au regard de l’influence fédérale sur l’éducation, les médias, et beaucoup d’autres domaines, ne devrions-nous pas être surpris que personne n’ait encore accusé le gouvernement de contrefaçon,

 
Si nous ne pouvions vivre sans élite dirigeante, alors cette élite devrait apparaître de manière naturelle, tels des entrepreneurs sur le marché libre. Seul ce type d’environnement pourra placer ceux qui nous dirigent en une situation de probation permanente et les assujettir à l’approbation du marché – ceux les ayant approuvés ayant également la possibilité de les détacher de leurs fonctions s’ils ne parvenaient pas à les satisfaire.

 
 
George F. Smith 
 

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MessagePosté le: Lun 2 Avr - 11:34 (2012)    Sujet du message: Publicité

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