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:: L’ascension de la caste prétorienne ::

 
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€goldster


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MessagePosté le: Mer 1 Fév - 18:06 (2012)    Sujet du message: L’ascension de la caste prétorienne Répondre en citant

L’ascension de la caste prétorienne – partie I 
 
Par David Galland - Casey Resarch 
 
Publié le 31 janvier 2012 
 

 
 
Beaucoup d’attention a récemment été portée sur la disparition de la classe moyenne aux Etats-Unis, ainsi que sur la fin du rêve Américain. Alors que les études ayant été faites à ce sujet sont pour la plupart pointilleuses, elles n’en prêtent pas moins à confusion. Le modèle traditionnel des trois classes – haute, moyenne et inférieure - répertorie les citoyens d’une nation selon leurs revenus nets. L’un des problèmes majeurs de ce modèle est que le sentiment d’appartenance à une classe plutôt qu’à une autre est une affaire  personnelle. Le tas de ferraille d’un homme peut être l’opulence d’un autre. Cette appartenance subjective, au même titre que cette évaluation arbitraire des frontières entre les classes, entraîne peu à peu l’apparition d’une guerre entre les classes dans de nombreux pays Occidentaux. Une telle représentation est ainsi sans aucune valeur, sinon décevante, puisqu’elle réunit en une même catégorie différents acteurs qui n’ont pas le sentiment d’appartenir à une même classe.

 
Le défaut principal de ce modèle réside en le fait qu’il se concentre sur les revenus des citoyens plutôt que d’étudier la provenance de ces revenus. Une meilleure perspective serait sûrement d’observer les deux classes dominantes que sont la classe politique et la classe économique, ainsi que la troisième classe émergeante.

 
Le boucher, le boulanger, et le fabricant de bougies – la classe économique

 
La classe économique, du moins pour ce qui concerne les Etats-Unis, représente historiquement le groupe dominant, bien que ces dernières décennies, cette dominance ait considérablement diminué. La classe économique est traditionnellement surnommée ‘secteur privé’, mais même ce terme est devenu trompeur pour les raisons que nous développerons plus loin.

 
Les membres de la classe économique fournissent des biens et services recherchés par les consommateurs et payés à des prix que le marché est en mesure de supporter. La classe économique compte dans ses rangs des fermiers, des ingénieurs, des mineurs, des artistes, des physiciens, des concierges, des gardes de sécurité, des marchands et des cadres. Ils participent librement et compétitivement au marché libre grâce à l’utilisation des principes économiques de la division du travail et de la loi de l’avantage comparatif afin d’augmenter la richesse d’une société aussi bien que la leur. Les ressources humaines, de capital et entrepreneuriales collaborent dans le but de satisfaire aux besoins des marchés. Ce sont là des règles économiques standards qui, je l’espère, seront comprises de mes lecteurs. Le facteur qui définit au mieux la classe économique n’est pas la quantité de monnaie qu’elle gagne, mais plutôt sa participation au marché libre.

 
Le fainéant voleur de grand chemin – la classe politique

 
Tous comme les membres de la classe économique, ceux de la classe politique ne sont pas à proprement parler définis par leurs revenus, mais par leur influence sur le marché. Alors que les membres de la classe économique s’engagent ouvertement et volontairement sur le marché, les membres de la classe politique emploient la contrainte et la tromperie pour atteindre leurs objectifs politiques. Cette contrainte et cette tromperie peuvent être exercées directement ou par le biais d’intermédiaires. Les membres les plus évidents de la classe politique sont, quelle surprise, les politiciens. Ce groupe inclue les individus élus à quelque échelon du gouvernement que ce soit, ainsi que les nombreux officiels nommés par le gouvernement.

 
Il existe un deuxième groupe distinct appartenant  cette classe politique, qui comprend les lobbyistes, les démarcheurs d’influence, et autres solliciteurs du gouvernement. Ces créatures servent de représentants pour un troisième groupe distinct, composé d’un patchwork d’entités commerciales ayant appris qu’employer un homme aux connections politiques haut-placées remplace la nécessité de créer une organisation commerciale efficiente, voire même dans certains cas le besoin de création d’un produit désirable.

 
De plus, il est bien connu que les membres de la classe politique migrent couramment d'un groupe à un autre. La conséquence malheureuse de cette possibilité pour un acteur économique de passer d’un groupe à un autre est que le mérite n’est plus le facteur le plus important. De ce fait, aucune industrie ne concentre plus sur autre chose que sur la recherche de profit par le lobbying. Depuis le complexe militaro-industriel jusqu’aux subsidides agricoles, en passant par le système bancaire corrompu, la classe politique s’attribue inexorablement une part croissante de l’activité économique.

 
L'inefficacité des subventions, la destruction intentionnelle de biens de production et la confiscation de propriété sont certaines des conséquences d’un recours à la force par la classe politique en vue de  servir ceux qui sont ‘plus égaux que les autres’. Cet arrangement peut être décrit par le fait que l’activité économique de la classe économique place le pouvoir de négociations entre les mains de l’acheteur alors que l’activité économique de la classe politique place le pouvoir de négociations entre les mains du vendeur. Cela entraîne de graves perturbations au sein du système d’échange de biens et services, ainsi que de mauvaises allocations de capital parce que les entreprises ajustent leur pratiques aux volontés de la classe politique plutôt qu’à la loi de l’offre. D’année en année, l’intrusion de la classe politique dans la sphère économique grandit à tel point que les marchés libres deviennent l’exception plutôt que la norme.

 
Parce que la classe économique opère dans le domaine de l’échange volontaire, et que la classe politique emploie la force pour parvenir à ses objectifs, qui pour la plupart sont aux antipodes de ceux de la classe économique, des quantités de ressources significatives doivent être dédiées par la classe politique à l’achèvement de ses objectifs. Ce rôle a traditionnellement été placé entre les mains du secteur militaire et des organisations judiciaires, ainsi que de nombreux départements et agences de régulation.

 
Depuis le rôle des militaires qu’est la protection des intérêts de la classe politique, jusqu’à celui du fisc qui est de permettre au Trésor de remplir ses coffres, en passant par le rôle de la sécurité sociale, de la police dont l’objectif est de maintenir un certain niveau de peur parmi la populace, le niveau de contrôle dont la classe politique a besoin pour maintenir et étendre sa captation de ressources productives est stupéfiante. Du fait de la croissance de la classe politique, l’étendue de la branche chargée de faire appliquer la loi s’est également accrue.

 
Paradoxalement, pour des raisons que nous verrons brièvement plus loin, l’allégeance de cette branche chargée de faire appliquer la loi ne va  ni à la classe politique qu’elle sert, ni à la classe économique qu’elle ‘asservit’. Au fil du temps, sa sphère d’influence augmente jusqu’à ce qu’elle devienne une caste à part entière. 

 
Cette branche représente la caste prétorienne.

 
A suivre…



Légions et licteurs – la caste prétorienne– partie II 
 
Par David Galland - Casey Resarch 
 
Publié le 01 février 2012 
 
 
 
Suite de la première partie : L’ascension de la classe prétorienne

 
Légions et licteurs – la caste prétorienne

 
La caste prétorienne comprend les membres des forces armées, le personnel judiciaire local, régional et étatique ainsi qu’un certain nombre d’officiels militaires ou non dont le personnel des agences crées pour lutter contre un problème ad-hoc (drogue, sécurité routière, anti-terrorisme, etc.),  de l’immigration, des frontières, la police et bien d’autres. Elle comprend également, mais de manière plus limitée, de nombreux acteurs du théâtre qu’est celui de la sécurité, tel que le personnel de la sécurité dans les aéroports. La mission première de la caste prétorienne est de maintenir l’ordre. Cela signifie exercer une pression intimidante sur la classe économique.

 
Lorsque le pouvoir de la caste prétorienne s’étend, les actions entreprises au sein de la classe économique ne se font plus uniquement qu'avec son accord tacite. Que vous vous déplaciez en voiture, visitiez des lieux publics, marchiez le long d’une route, ou encore vaquiez en votre propre demeure, chaque action que vous entreprenez est une action qui vous est permise. En conditionnant la populace au respect de ses édits, qui au passage sont parfaitement arbitraires, la caste prétorienne gagne un important degré d’autonomie dans les actions qu’elle entreprend. Ceci est confirmé par le fait que les délits commis par la caste prétorienne ne sont que rarement sanctionnés et, dans le cas où la sanction est inévitable, cette dernière n’est généralement qu’une mise en spectacle grotesque consistant en un sacrifice pour l’exemple, afin de donner l’illusion d’un contrôle interne efficace.

 
Les membres de la caste prétorienne sont typiquement recrutés parmi la classe économique, plus particulièrement parmi le spectre socio-économique le moins élevé, ce qui leur offre une opportunité personnelle et professionnelle qui leur serait autrement hors de portée. Dès le début de leur entraînement et du processus d’endoctrination, l’accent est mis sur le travail d’équipe et la supériorité de l’équipe par rapport à l’individu. Bien que la pensée indépendante ne soit  jamais ouvertement découragée, le fait est que la remise en question de l’autorité et le manque de loyauté envers l’équipe a pour conséquence une censure, une mise à l’écart, voire même une expulsion. Naturellement, la recrue apprend rapidement quel type de comportement est récompensé, et finit par s’y adapter. Ceci forge un lien intense et incassable entre les frères d’arme. Ce lien peut être observé lorsque des gens présentent fièrement leur insigne ou décoration, longtemps après avoir quitté leur service.

 
Remplissant leur rôle martial, les membres de la caste prétorienne en arrivent rapidement à mépriser les membres de la classe politique et à observer la classe économique avec détachement voire même avec dédain. Le personnel du maintien de la paix et le personnel militaire discutent derrière des portes closes des injustices les plus épouvantables avec amusement. Bien que cela puisse paraître immoral, leur entraînement à la violence et à l’esprit d’équipe est la raison fondamentale pour laquelle la caste prétorienne abandonne ses racines et finit par traiter sa classe d’origine avec le plus grand mépris. De la même manière, les fourberies de la classe politique poussent les membres de la caste prétorienne à renier leur allégeance envers leurs maitres, parfois même dès le début de leur service.

 
Naturellement, comme les  membres de la caste prétorienne se considèrent comme étant à l’écart à la fois de leurs origines mais également de leurs maîtres, bien qu’ils soient payés pour leur travail, un nouveau sentiment identitaire émerge parmi eux. L’adoption de cette identité de groupe, née de l’entraînement et du travail, définit l’appartenance à la caste prétorienne. Certaines des caractéristiques de ce sentiment d’identité sont les suivantes :

 
  • Apercevoir tout et tout le monde comme représentant une menace.La manière dont les membres de la caste prétorienne observent le monde les pousse à constamment évaluer le conflit et à se positionner par rapport à celui-ci. Même lors d’une discussion mondaine, leur dialogue devient rapidement étrange s’il ne demeure pas centré sur leurs devoirs martiaux.

  • Forte socialisation interne. Parce qu’ils aperçoivent la vie à travers le spectre du paradigme martial, les membres tendent à se socialiser entre eux. La même chose est attendue des membres les plus proches de leur famille, ce qui est inévitable dans la mesure où cela leur permet de partager des expériences que les relations externes sont simplement incapables de comprendre.

  • La loyauté est le plus grand des honneurs. Que l’on s’en réfère comme à un mur de silence ou à une forme de fraternité, même les transgressions les plus importantes sont tues. Si les méfaits sont internes, c’est-à-dire d’un membre contre un autre, justice est faite à l’échelle interne. D’autre part, les méfaits externes sont typiquement balayés sous le tapis, et de nombreux bâtons sont placés dans les roues des individus extérieurs à la recherche de vérité.


 
Dans une société relativement pacifique et libre, les membres de la caste prétorienne mènent une existence discrète. Les militaires se déplacent entre leur lieu de vie et leur caserne, et sont généralement invisibles des classes économique et politique, ainsi que toute autre individu qui n’appartienne pas à la communauté prétorienne. La participation aux évènements culturels en uniforme est extrêmement mal vue, si ce n’est interdite. Les militaires et gardiens de la paix sont supposés vivre et opérer hors de la vue des autres membres de la société, leur fonction étant regardée avec un certain détachement voire une subtile curiosité.

 
Dans le même temps que la classe politique demande à la caste prétorienne de faire respecter ses décisions, leur nature martiale devient plus visible au cours de la vie de tous les jours. Il y a plusieurs raisons à cela. La première est que cela permet à la classe politique de démontrer sa volonté de recourir à la force pour parvenir à ses fins, ce qui a toujours été le cas mais est alors rendu observable par le public. Compte tenu de la diversité du public, de nombreux honneurs sont rendus à la caste prétorienne afin qu’elle apparaisse comme étant le défenseur de la classe économique, grâce à l’utilisation d’apparats et de splendeur, selon les circonstances.

 


 
 
  
 
  Au fil du temps, de plus en plus d'honneurs sont accordés à la caste prétorienne, dont un traitement préférentiel auprès d’institutions publiques comme privées. Ils disposent de prix préférentiels pour leurs déplacements en train ou en avion, et les embarquements privilégiés sont il y a peu entrés en vigueur aux Etats Unis par exemple comme avantage différenciant la caste prétorienne de la masse des citoyens.

 
Un autre changement de taille est l’apparence physique des membres de la caste prétorienne. La transition depuis un uniforme passant aisément inaperçu vers un uniforme de combat en est l’un des exemples. Ces uniformes de combat renforcent la position de la caste prétorienne comme protectrice de l’ordre public, véhiculent un message de dominance physique, et établissent un sentiment minime, bien qu’ambiant, de peur parmi la populace. On parle parfois de militarisation des forces de police. Le terme militarisation réfère traditionnellement à l’armement croissant des forces de police. On oublie souvent de noter l’impact psychologique de cette présence armée sur la population civile – agrandissant encore plus le fossé entre la classe économique et la caste prétorienne.

 
Alors que l’influence de la caste prétorienne s’accroît, les ressources qu’elle consomme augmentent. Ceci se manifeste par l’amélioration constante des équipements, l’augmentation des budgets d’entraînement et l’augmentation de la population militaire. Ceci a bien entendu le bénéfice auxiliaire de diriger les ressources vers les producteurs d’équipement et de service privilégiés par la classe politique, bénéfice qui dans certains cas peut en être la cause première.

 
Le besoin de maintenir la caste prétorienne en marche est bien entendu un fait moins évident. Un prétorien qui s’ennuie est une créature dangereuse qui ne tardera pas avant de partir à la recherche de nouvelles choses à faire. Afin de maintenir la caste prétorienne engagée, la classe politique doit lui fournir une source continue d’adversaires, qui bien entendu se défendent vigoureusement. En ‘temps de paix’, ceci est remplacé par l’entraînement et la remémoration de victoires passées.

 
Alors que la caste prétorienne apparaît comme une nouvelle entité propre, avec une allégeance portée uniquement aux membres de cette même classe, les plus anciens membres prétoriens sont souvent invités à intégrer la classe politique. Avant cela, ils sont bien entendu ‘testés’ pour leurs aptitudes, puis sont façonnés. Considérez la longue liste d’officiers et de chefs de police étant entrés dans les rangs de l’élite politique. C’est un phénomène à retenir. La classe prétorienne obtient le support de la classe politique, qu’elle a durant longtemps méprisé. Les chefs de police métropolitains, les avocats judiciaires…, tous sont testés pour leur éventuelle compatibilité politique, et non pour leurs convictions ou leurs capacités.  

 
A suivre




L’ascension de la caste prétorienne – partie III
Par David Galland - Casey Resarch
Publié le 03 février 2012

Suite de la seconde partie

 
L’Histoire ne fait pas l’éloge des nations ayant permis à la caste prétorienne de prendre le pouvoir. Le déclin de l’Empire Romain depuis la splendeur jusqu’à la misère s’est étendu sur plus de trois siècles, alors que le troisième Reich Nazi s’est effondré en moins de deux décennies. La diminution continue des quantités de ressources de production disponibles, les conflits incessants, l’abolition des droits et libertés humaines, et la culture de la peur, entraînent la société dans une spirale infernale. Certaines sociétés sont capables de parvenir à un recul de la caste prétorienne, bien que ce soit souvent par nécessité économique, après qu’un prix bien trop lourd ait été payé par la population.

 
Malheureusement, la classe économique productrice tente de s’adapter du mieux qu’elle peut pendant que la société se dégrade et que la situation s’aggrave, plutôt que de se révolter ou de contraindre les politiques à modifier leur comportement. C’est un comportement normal, dans la mesure où les gens ont une capacité limitée d’internalisation des tendances long terme. En effet, parce que les gens s’ajustent relativement rapidement à un changement de situation, il leur est quasiment impossible de comparer leur niveau de vie actuel avec celui du passé. Nous pourrions appeler ce concept ‘nouvelle norme mouvante’, qui représente un paradoxe évident, dans la mesure où le mot ‘norme’ fait référence à une tendance historiquement stable.

 
Le Troisième Reich comme exemple

 
Les livres d’histoire regorgent d’exemples de sociétés ayant subi l’ascension de la caste prétorienne, puis à sa chute, depuis l’Empire Romain jusqu’à l’Union Soviétique. De tous ces exemples, aucun ne semble cependant plus instructif que l’apogée et l’effondrement du Troisième Reich Nazi en Allemagne.

 
Sur une période de deux décennies, depuis la chute de la république de Weimar jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Allemagne a assisté à la montée en puissance d’un démagogue charismatique, à l’arrivée au pouvoir  de la police et des forces paramilitaires, au développement d’un complexe militaro-industriel, à l’ascension de l’industrie d’Etat, à la diabolisation et la persécution de boucs émissaires ayant finalement débouché sur des conflits de grande échelle et une ruine complète. La durée sur laquelle s’étend cette ère Nazie est relativement courte en comparaison aux autres exemples historiques, puisqu’elle ne couvre qu’une génération. Le Troisième Reich est donc le parfait exemple d’une société ayant souffert de la montée au pouvoir de la caste prétorienne. De plus, ce phénomène étant relativement récent, il permet d’établir de nombreuses parallèles sociétales et technologiques avec le présent.

 
L’appel à l’action de la classe économique

 
Afin d’identifier cette inexorable décadence vers la ruine, deux actions critiques doivent être entreprises. Premièrement, il est impératif de comprendre la manière dont les choses se sont jouées dans le passé, et de pouvoir identifier les étapes importantes de ce processus. Certaines de ces étapes peuvent inclure les dépenses militaires, comme par exemple les 700 milliards de dollars que les Etats-Unis dépensent chaque année pour leur défense. Il faut également analyser l’importance et le danger que représente la propagande. Afin de justifier la guerre contre l’Iraq en 2003, on entendait souvent ‘Nous devons les combattre chez eux avant d’avoir à les combattre chez nous’. Apparemment, cette stratégie n’a pas fonctionné, puisque l’Acte d’Autorisation de Défense Nationale de 2012 déclare les Etats-Unis comme faisant partie du champ de bataille global. Cette décadence peut-elle être caractérisée par le contrôle croissant exercé sur les médias, avec par exemples les assignations et les détentions d’activistes en faveur de la liberté de parole et l’extention permanente des actions ou comportements considérés comme du terrorisme.

 
Comme on l’entend souvent, ‘l’histoire ne se répète pas, mais rime souvent’. Des évènements qui se sont déroulés dans le passé et qui sont susceptibles de se reproduire. Il est donc nécessaire d’étudier l’hstoire avec attention. Les usurpations de pouvoir observées aujourd’hui ont des précédents historiques qui peuvent servir de points de repère afin de déterminer leurs éventuelles conséquences.

 
Après avoir identifié les raisons qui mènent la société de la décadence à la ruine, il convient d’identifier l’étape qui définit le point de non-retour, à savoir le moment précis à partir duquel plus aucune action n’est susceptible de pouvoir faire marche arrière. C’est une étape émotionnellement chargée qui implique le choix de changements personnels  très importante  avant même que les circonstances ne le nécessitent clairement.  Le sens commun dit qu’il vaut mieux arriver en avance qu’être en retard, mais dans ce cas particulier les limites pratiques sont évidentes. Prédire un effondrement financier vingt ans trop tôt, et modifier son comportement et ses habitudes en fonction de cette prévision implique une perte significative d’opportunités, aussi bien professionnelles qu’individuelles.

 
Pour conclure

 
La naissance et l’ascension de la caste prétorienne est une observation commune au sein des sociétés ayant connu une transition depuis une méritocratie basée sur le marché libre à une société gouvernée par des syndicats coercitifs formés par la classe politique. La caste prétorienne est formée et développée en vue de défendre les intérêts de la classe politique, et devient peu à peu le dragon qui règne sur son propre maître. Son observation implique un raisonnement  contra-intuitif dans la mesure où il convient d’analyser et de prévoir le déclin futur, et non le progrès, d’une société, alors que tout dans notre éducation et le monde moderne nous force à croire en un avenir radieux.

La classe politique finance la caste prétorienne, ce qui entraîne une diminution conséquente de la richesse, des libertés individuelles, et dans de nombreux cas, un coût humain important. Pour cette raison, il est nécessaire que les membres productifs d’une société apprennent à se protéger.



 
 
 
 

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MessagePosté le: Mer 1 Fév - 18:06 (2012)    Sujet du message: Publicité

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