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:: Les marchés monétaires poussent les rendements obligataires à la baisse ::

 
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€goldster


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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 20:40 (2012)    Sujet du message: Les marchés monétaires poussent les rendements obligataires à la baisse Répondre en citant

Les marchés monétaires poussent les rendements obligataires à la baisse
Eberhardt Unger 


En 2011, ce sont les obligations publiques américaines et allemandes qui ont réalisé les meilleures performances. Elles ont toutes deux la réputation d'être un "refuge". L'or prend la deuxième place du podium avec "seulement" un gain de 10% en dollars et de presque 15% en euros par rapport à l'année précédente. Le Dow Jones a stagné et le CAC 40 a chuté de 16,95%.

La seule raison qui pourrait conduire à une baisse des rendements obligataires est le fait que le marché obligataire a été presque exclusivement alimenté par la politique monétaire ultra-expansive des banques centrales. Ce phénomène se prolongera probablement jusqu'à fin 2012. Mais cela ne signifiera probablement pas que les rendements resteront en hausse.

En 2012, les rapports entre l'offre et la demande de capitaux resteront tendus à tel point que seule l'intervention des banques centrales permettra d'atteindre un équilibre fragile. 



Pour les investisseurs, les rendements obligataires offrent moins de 3%, qui, après impôt, ne compensent même pas l'inflation.

Au regard d'une dette publique en constante augmentation, les bons du Trésor et les obligations allemandes ne sont pas un si bon "refuge".

Le besoin d'émission des emprunteurs reste très important. Le service de la dette (intérêt débiteurs + amortissements) prend une part de plus en plus grande dans les budgets. Aucun pays ne remboursera les dettes existantes. Aux Etats-Unis, le nouveau plafond des dettes fixé à 15 194 milliards de dollars à l'automne dernier sera de nouveau atteint dans peu de temps. 

Dans la zone euro, des émissions d'un montant d'environ 1 500 milliards d'euros seront nécessaires en 2012 pour financer les déficits budgétaires et les arrivées à échéance, soit 15,5% du PIB (Etats-Unis 24,3%).

Le financement d'une dette publique à un tel niveau n'est pas possible sans faire tourner la planche à billets. Le terme moderne d'assouplissement monétaire n'est rien d'autre qu'une tournure de langage pour parer d'une connotation scientifique, une mesure tout à fait condamnable d'après des règles classiques de l'économie. 

La BCE a acheté pour 213 milliards d'euros d'obligations des pays périphériques de la zone euro. La Fed a acheté pour 1 322 milliards de dollars de bons du Trésor (déficit budgétaire au cours des 12 derniers mois 1 330 milliards de dollars). La Banque d'Angleterre poursuit aussi un programme d'acquisition d'obligations émises par le gouvernement britannique pour 275 milliards de livres.

Les banques centrales impriment de l'argent (augmentant ainsi l'offre de monnaie) et le prêtent bon marché aux gouvernements qui financent ainsi une partie de leurs dépenses en espérant qu'un jour ou l'autre, ils seront en mesure de neutraliser ce surplus de monnaie avant que l'inflation n'apparaisse.

Les tendances déflationnistes, comme par exemple une baisse de la demande de prêt provenant des ménages, donnent à ce comportement une justification bien superficielle. La discipline imposée aux ministres des Finances et leurs trésoriers pour arriver à un budget en équilibre est vaine. Voilà la vraie toile de fond sur laquelle s'inscrit l'absurde accroissement des dettes publiques. C'est la principale raison du récent déclassement par S & P. Les dettes causent la dépendance des créanciers.

Conclusion : cela renforce l'opinion que les finances publiques ne pourront être assainies qu'en laissant filer l'inflation. Ainsi, les performances des obligations long terme sont particulièrement menacées en termes réels.

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de
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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 20:40 (2012)    Sujet du message: Publicité

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