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:: Monnaie fiduciaire: le début de la fin ::

 
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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 22:00 (2012)    Sujet du message: Monnaie fiduciaire: le début de la fin Répondre en citant

Monnaie fiduciaire: le début de la fin 
Par John Browne - Europac 
Publié le 11 janvier 2012 


 
L’évolution récente des marchés, notamment concernant la situation en Europe, suggère que la situation pourrait être favorable au dollar et défavorable à l’or. L’argument favorisant le dollar contre l’or est des plus simplistes. 

 
Je le comparerai à l’effondrement en quatre étapes que je prévois pour les devises du monde Occidental.

 
Se basant sur l’argument qui veut que l’or ne soit rien de plus qu’une protection contre l’inflation, et portant attention aux chiffres de l’inflation en termes de valeurs nominales, les analystes concluent généralement que l’or est énormément surévalué – et qu’il pourrait en fait être l’objet d’une bulle. Cependant, ces analystes manquent de tenir compte de la raison principale pour laquelle l’or est uneprotection contre l’inflation : il est l’arme ultime contre l’effondrement futur des devises fiduciaires. En d’autres termes, il est un moyen de préservation de pouvoir d’achat sur le long terme. Il est clair que certains traders tentent de tirer quelques profits grâce à leurs positions à découvert sur l’or et leurs positions longues sur le dollar, mais pour ce qui est des investisseurs privés, procéder de la même manière que les traders les rendrait pour le moins vulnérables à la situation qui nous attend, c’est-à-dire à la déstabilisation de l’Euro et de l’éventuel effondrement du dollar que cette dernière entraînerait. En de telles circonstances, même la volatilité actuelle du prix de l’or et de l’argent sera des plus séduisantes.

 
La première phase de la catastrophe est la crise de la dette, qui camoufle de manière efficace une crise touchant aux devises. Le défaut de la Grèce est significatif dans le sens où il est une première fissure dans le système fiduciaire. Mais la Grèce n’est qu’un problème mineur. L’Italie est une menace bien plus importante, avec ses 2,4 trillions de dollars de dette et un rendement sur obligations sur dix ans ayant passé le niveau critique des 7%. C’est là l’étape la plus ruineuse, dont le coût surpasse la croissance économique plus inflation. L’Italie fait face à un remboursement de dette des plus lourds, ainsi qu’à un manque d’intérêt de la part des acheteurs envers ses obligations, et bien sûr d’un manque total d’espoir en un plan de sauvetage quelconque. Si l’Italie faisait défaut de sa dette, la contagion s’étendrait rapidement au Portugal, à l’Irlande, à l’Espagne ainsi qu’à d’autres pays importants de la zone Euro, dont peut-être la France. En de telles circonstances, la plupart des banques internationales et des investisseurs institutionnels, dont ceux des Etats-Unis, pourraient souffrir de sévères pertes en termes de revenus sur obligations souveraines. MF Global est le parfait exemple spéculatif de cette tendance. Pire encore, les contreparties de swaps de défaut de dérivés de crédit, dont de nombreuses banques Allemandes et Américaines, pourraient souffrir de pertes majeures.

 
Cela nous mène à la deuxième phase de la catastrophe : une nouvelle crise bancaire, d’une échelle bien plus étendue. Cela pourrait faire s’effondrer les marchés d’actions et obligations, et faire pression sur les investisseurs institutionnels, dont les fonds de pension et compagnies d’assurance politiquement sensibles. De plus, les banques deviendraient de plus en plus réticentes à se prêter mutuellement des fonds. Le marché interbancaire finirait par geler, et ce bien plus qu’en 2008. Cela pourrait déboucher sur un raccourcissement de la durée de certains prêts, voire même sur le rappel de certains financements d’entreprises. 

 
D’ici là, la crise bancaire pourrait plonger l’Europe dans une récession des plus sévères, voire même une dépression. Comme les pays de l’Europe sont à l’origine de 22% du commerce international, une dépression dans cette région entraînerait sans doute les Etats-Unis dans sa chute. En réponse à cela, le prix des métaux précieux pourraient faire face à des pressions importantes à une heure où la liquidité devient primordiale.

 
Cela représente une opportunité d’investissement sur le long terme pour les investisseurs sur l’or et sur l’argent.

 
La troisième phase serait une restructuration voire une dissolution de l’Euro, et possiblement une fuite vers le dollar, poussant la valeur des obligations du Trésor temporairement à la hausse. Avec un dollar plus fort, le prix de la plupart des matières premières, y compris celui des métaux précieux, connaîtra en premier lieu une baisse en termes de dollars. La situation de l’Italie nous présente aujourd’hui une version anticipée de cette dynamique.

 
Cependant, un changement en termes de portefeuille d’investissement peut être critique à un investisseur. C’est pour cela que la quatrième phase, la plus alarmante, représente la réalisation de la part des investisseurs que le dollar est à la source de l’effondrement international des devises et est lui-même vulnérable. Un rejet du dollar se développera alors soudainement. Il ne fait aucun doute que cette échappéemassive des devises papier vers les métaux précieux prendra certains investisseurs par surprise – tout comme l’a fait la crise de 2008. Dans le même temps que l’idée de fuite se répandra, le prix de l’argent pourrait augmenter plus rapidement encore que celui de l’or.

 
Il existe un vieux dicton qui dit : ‘plus haut est le vol, plus dure sera la chute’. Le gouvernement des Etats-Unis est le gouvernement le plus chanceux qui ait existé depuis des siècles. Il a su vivre dans l’excès, et s’est vu loué pour avoir su en faire ainsi. Mais il semblerait que même des avions ayant volé moins haut que le leur commencent à décrocher. Quelle force aura donc la chute de l’avion piloté par les Etats-Unis ?

 
Il n’est pas nécessaire de tenter de prédire quand un tel évènement se produira, mais plutôt de savoir quand déployer son parachute doré.

 
John Browne 
 
Euro Pacific Capital, Inc. 
 

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