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€goldster


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MessagePosté le: Mer 21 Sep - 00:29 (2011)    Sujet du message: Banques centrales : comment les soldats se débarrassent de leurs munitions avant le combat Répondre en citant

Banques centrales : comment les soldats se débarrassent de leurs munitions avant le combat

Par Antal E. Fekete - Prof. Fekete.com
Article originellement publié le 02 octobre 2009


Le jeu de devinettes qui a cours chez les analystes du marché de l'or continue : les banques centrales vont-elles recommencer à écouler l'or à bas prix, alors qu’il connaît de nouveaux plus hauts ?  



Presque tous les analystes passent à côté d'un point important :  les banques centrales qui vendent leur or avec une déflation en toile de fond ressemblent à des soldats qui jetteraient leurs munitions juste avant le combat, alors qu’ils devraient faire exactement le contraire, c’est à dire renflouer leurs stocks de munitions. Les banques centrales devraient renforcer leur bilan en achetant de l'or (comme le font plusieurs banques centrales importantes, y compris celles de la Chine et de la Russie) : c'est le seul moyen de garder la poudre sèche. Lors d'une déflation, il peut être nécessaire d'injecter de grandes quantités de nouveaux crédits dans le système, mais la seule manière de rendre la devise nationale plus abondante sans l'affaiblir (et encore moins la détruire) est d'acheter de l'or. C'est de loin l'arme la plus efficace d'une banque centrale pour combattre la déflation. Devons-nous supposer que les responsables de banques centrales sont des irresponsables ne connaissant pas cette vérité élémentaire?





La dynamique de la déflation





L'or reflète la stabilité, l'inflation et la déflation reflètent l’instabilité. C'est une erreur que de croire que la valeur d'une devise n'est menacée que lors d'une spirale inflationniste. Sous le régime d'une devise non convertible en or, il existe également une menace lors d'une spirale déflationniste, bien que celle-ci soit plus subtile. Le scénario déflationniste implique le risque d’un effet de domino de faillites de sociétés insolvables, car elles portent un fardeau de dettes écrasantes, lequel est d'autant aggravé par la chute des taux d'intérêt et des prix (ou par des équivalents de ces derniers : la perte du pouvoir de fixer les prix et de parts de marché).



Comme l’a écrit Léon Fisher (Unknown News, The Future Looks Very Bleak, 26 mars 2007 : « les premiers indicateurs d'un effondrement économique se sont déjà manifestés dans l'industrie du logement, ainsi que chez les trois grands constructeurs automobiles. À deux doigts de la faillite, ils seront les premiers de grands dominos économiques à tomber, et le reste suivra rapidement. Par conséquent, quelque chose de l'ordre d'une autre Grande Dépression est une possibilité ». Quand les entreprises font faillite, quand les capitaux et les emplois disparaissent à grande échelle, alors l'instabilité de l'économie devient omniprésente. La guerre commerciale, jusqu'ici clandestine, devient une guerre ouverte. Les dévaluations de devises à des fins compétitives servent d'armes légitimes afin de capturer des marchés d'export. C'est là l'outil le plus destructeur qui soit aux mains du gouvernement, juste après la déclaration d'une guerre ouverte. Dans la situation actuelle, elle arrive avec l’inévitabilité d'une tragédie grecque, entraînant le protagoniste à sa perte.





Une épine d'or dans la chair





Dans le même temps, l'or demeure une épine dans la chair des gouvernements occidentaux. Ils n'ont pas réussi à faire oublier la disgrâce de leurs ventes d’or massives, qui leur a fait manquer à leurs engagements quant à leurs obligations en or nationales et internationales. Le syndrome de « l'empêcheur de tourner en rond » continue de régner : si les gouvernements ne peuvent pas contrôler l'or, alors ils s'efforcent de le détruire.



Cette attitude névrotique doit changer. Les gouvernements occidentaux devraient faire la paix avec l'or, tout comme les gouvernements orientaux l'ont déjà fait. Ils devraient accepter la thésaurisation de l'or de la même manière qu'ils acceptent le flux et reflux des océans. Si les gouvernements occidentaux voulaient vraiment promouvoir le bonheur de leur électorat (et non pas celui de groupes d'intérêts), alors ils devraient engager l'or du côté de la construction et non du côté de la destruction. L'or pourrait les aider à mettre le cap sur la stabilisation. Les taux d'échanges internationaux pourraient être stabilisés sans aucun délai supplémentaire, levant la menace d'une guerre commerciale ; de la même manière que les taux d'intérêt pourraient être stabilisés, levant la menace de l'explosion du fardeau des dettes des producteurs que constitue une structure des taux en chute. Si les gouvernements occidentaux utilisaient l’or de manière constructive, ils pourraient épargner à leur électorat beaucoup de souffrances économiques inutiles.





Ne truquez pas le prix de l'or



En mettant en place un programme de stabilisation, l'inévitable pomme de discorde consiste à savoir comment fixer le prix de l'or. Cela est voué à l'échec ; on ne peut parvenir un consensus de cette manière. Le prix de l'or n'est jamais assez haut pour les débiteurs et les « gold bugs », et il n'est jamais assez bas pour les créditeurs et les chrysophobes. Il est nécessaire de restaurer le droit constitutionnel à convertir l’or en pièces sonnantes et trébuchantes à la Monnaie. Le gouvernement devrait autoriser l'Hôtel de la Monnaie à frapper de manière illimitée des pièces d'or libres de droits de seigneuriage.



L'objection selon laquelle la monnaie frappe déjà des pièces d’or pouvant circuler est boiteuse. Ces pièces souvenirs ne circuleront jamais à moins que le droit de seigneuriage soit réduit à zéro. Les gens ne se sépareront pas de leurs pièces d'or à moins d'être absolument sûrs de pouvoir les récupérer dans exactement les mêmes termes. Les pièces souvenirs ne sauraient servir d'étalon monétaire ou d'unités de valeur, à moins que le droit à frapper des pièces de manière illimitée soit garanti de manière inconditionnelle. Un droit constitutionnel du citoyen a été usurpé par le gouvernement. Rien n'a été fait pour restaurer ce droit. Seule la restauration totale de ce droit suffira.



Notez l'hypocrisie des économistes traditionnels qui suggèrent que l'or est « has been ». Voici ce qu’ils disent : « le droit à posséder et à échanger l'or a été restauré il y a 30 ans et vous voyez, l'or refuse toujours de circuler ». Lever un interdit exécutif sujet à rétractation n'est pas la même chose que restaurer le droit constitutionnel du peuple. Ce n'est qu'après l'ouverture de la Monnaie à la frappe libre de pièces d'or que le Gold Eagle (ou la pièce de 100 Euros or, ndlr) en or pourra passer du statut de simple sujet de conversation à celui d'étalon monétaire et d'unité de valeur.



Le pouvoir de déterminer le taux de change entre le dollar papier et le dollar or devrait être laissé au marché, qui pourrait alors forcer les banques de la Réserve Fédérale à afficher les prix d'achat et de vente du dollar or. Le spread entre les deux prix montrerait aux yeux de tous la qualité des crédits de la Réserve Fédérale. Plus le spread est important, moins bonne est la qualité du crédit.



Cela signifierait une compétition juste et ouverte entre le dollar or et le dollar papier. Que les gens décident lequel ils préfèrent, où ce qu'ils souhaitent que les banques de la Réserve Fédérale fassent avant qu'ils acceptent leur papier comme équivalent de l'or. Que les privilèges non constitutionnels du Trésor américain et de la Réserve Fédérale à émettre des obligations sans avoir les moyens ni la volonté de les honorer soient abolis une fois pour toutes. Que personne n'ait de privilèges sans obligations.





Un ciel bleu perpétuel sur ordre du gouvernement





La raison pour laquelle le régime de devise non convertible en or a pu survivre aussi longtemps (plus de 35 ans, plus longtemps qu'aucune expérience précédente) réside dans l'adoption sans réserve de l'idéologie servile de notre époque et dans la foi aveugle, ou la nostalgie ridicule de l'omnipotence du gouvernement. Le peuple caresse le mythe du ciel bleu perpétuel, et il attend de son gouvernement et de sa banque centrale qu’ils le leur apportent. Le réveil sera brutal.



On peut déplorer la thésaurisation des matières premières commercialisables sous le régime de la devise non convertible en or comme une pratique non rentable, antisociale et dangereuse en ce sens qu'elle peut allumer et alimenter les feux du cycle inflation-déflation. Mais pour le petit porteur d'obligations, la thésaurisation est le dernier recours. Il a été privé de ses droits de représentation, victime d'abus, et le trucage du système de crédit lui a porté préjudice. Il est seul et sans protection. Il ne va pas se laisser faire. Bien que privé de ses droits de représentation, il refusera d'être paupérisé s'il peut l'empêcher. À chaque période de l'histoire où la thésaurisation a été criminalisée (punissable parfois de mort, par exemple au cours des différents épisodes de dévaluation de la monnaie de l'empire romain, dans le système de John Law, et sous le régime des assignats de la Révolution Française), le peuple a réussi à l'emporter et à forcer un retour au bon sens, ou alors l'empire s’est effondré.





Accusation du régime de la devise non convertible en or





Ces remarques portent une accusation des plus accablantes sur le régime des devises non convertibles en or. Ce régime est totalement insensible aux droits, aux besoins et aux souhaits des épargnants en dépit du fait que ce sont eux qui fournissent les moyens nécessaires au progrès économique. Ce régime masque les signaux de dangers envoyés par les marchés. Il refuse le droit à disposer de son épargne à toute personne n'appartenant pas à une petite élite. Le résultat naturel de cette insensibilité est le manque d'épargne dans des formes socialement utilisables et désirables, et disponibles pour le développement économique. L'épargne spontanée, telle qu'elle existe, prend la forme d'un gonflage des stocks, dirigeant au niveau d'entrée et traînant au niveau de sortie, par exemple en ralentissant artificiellement ce qui sort du puits, de la ferme ou du moulin de la mine, et d'autres formes de thésaurisation, et est motivée par la volonté de mettre l'épargne à l'abri du pillage. Ainsi, l'épargne n'est généralement pas disponible pour le développement économique et l'accumulation de capital, sauf en tant que partie de la spéculation du marché. À cet égard, le régime de la devise non convertible en or est coupable de transformer les épargnants en spéculateurs, et les accumulateurs de capitaux en parieurs.



C'est là le système le moins rentable et le moins économique pour gérer les ressources naturelles et humaines depuis les économies primitives qui consistaient à accumuler la nourriture. À ce préjudice à la coopération humaine s'ajoute l'insulte à l'intelligence humaine. En plus de tout cela, ce régime a infligé et continuera à infliger de grandes souffrances aux spectateurs innocents. Le cycle inflation-déflation frappe les gens sans distinction.





Après les armes, la devise non convertible en or a été l'outil principal de coercition des gouvernements totalitaires au XXe siècle : le bolchevisme soviétique et le national-socialisme allemand avant leur chute. Il a été extrêmement honteux et déplorable que les démocraties occidentales aient accepté, pour ne pas dire qu'elles se sont empressées, de s'abaisser à adopter avec enthousiasme un instrument aussi répugnant. Aujourd'hui, les politiciens sont fermement attachés au régime de la devise non convertible en or et sont totalement indifférents aux problèmes constitutionnels qui en découlent, telle que le caractère sacré des contrats, le droit à la propriété individuelle, l'application de la loi selon les procédures prévues, et non des moindres, l'idéal d'un gouvernement limité. Ainsi que j’ai entrepris de le montrer, leur indifférence à l'égard de principes économiques sains est au moins aussi grande.





N'est-il pas temps pour les leaders politiques des pays occidentaux de finalement admettre que le régime de la devise non convertible en or n'est pas le résultat de forces progressives naturelles, comme cela a été trompeté par le passé, mais plutôt le résultat d'une série calculée d'abus de confiance dont ont été victimes les peuples et personnes  crédules ? N'est-il pas temps de déclarer publiquement que l'expérience s'est révélée être un échec profond, et de l'annuler ? N'est-il pas temps de permettre un débat libre sur les démérites d'un outil si discutable, si dégradant et si désobligeant, et sur les mérites éternels d'un système monétaire basé sur l’or ?







Antal E. Fekete

Professor, Intermountain Institute of Science and Applied Mathematics, Missoula, MT 59806, U.S.A.

Université de l’étalon or



Antal E. Fekete est un mathématicien spécialiste des questions monétaires. Ses recherches portent sur les réformes fiscales et monétaires, l’Etalon Or, les marchés à termes de métaux précieux, l’or et les taux d’intérêt.



_________________
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MessagePosté le: Mer 21 Sep - 00:29 (2011)    Sujet du message: Publicité

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