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:: Ce que signifie la dévaluation pour les épargnants ::

 
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€goldster


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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 21:47 (2011)    Sujet du message: Ce que signifie la dévaluation pour les épargnants Répondre en citant

Ce que signifie la dévaluation pour les épargnants
Par Roman Bernard - Cri du Contribuable
Publié le 28 juin 2011




Alors que la crise grecque bat son plein, les avis divergent : comment sauver la Grèce de la faillite ? La renflouer avec l’argent des autres Européens et risquer de faire peser sur eux une charge si lourde qu’ils se retrouveront tôt ou tard, à leur tour, dans la même situation ?
Ou bien comme le proposent certains responsables politiques et économistes, permettre à la Grèce de quitter l’euro, et de rétablir la drachme en dévaluant fortement sa monnaie ?


Le scénario inverse est proposé pour la France par Jean-Jacques Rosa, récemment auteur chez Grasset de L'Euro : comment s'en débarrasser ? et qui a accordé un entretien au Figaro Magazine dans l’édition du 10 juin dernier. L’économiste, opposant de longue date de la monnaie unique, prône la dévaluation de l’euro dans un premier temps, puis le retour au franc. Les avantages à en attendre, selon lui ? « La dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette », affirme-t-il.


Cela constitue sans doute une option intéressante, et il ne s’agit pas ici de discuter en détails la pertinence de l’analyse de Rosa. Le seul problème avec cette proposition, c’est qu’elle fait fort peu de cas des créanciers : une dévaluation de la part des États endettés, cela signifie la spoliation de ces créanciers. Au Café du Commerce, on dira que les créanciers, les banquiers, ont des revenus déjà conséquents et que payer un peu pour les pauvres Grecs (et bientôt pour les pauvres Français…) ne pourra pas leur faire de mal.


C’est oublier que les créanciers sont non seulement les intermédiaires financiers, mais aussi les épargnants, qui ont confié aux banques le soin de placer leur argent. Dévaluer l’euro et revenir à la drachme (ou l’inverse), cela veut dire pour les créanciers de l’État grec que sont les clients de la BNP, de la Société générale et du Crédit agricole, être privés d’une partie de leur épargne.


Cette perspective inacceptable est utilisée comme repoussoir par tous les partisans du renflouement par les contribuables européens des États surendettés. Plutôt que de laisser certains être spoliés par un État mauvais payeur, les gouvernants européens prônent la « solidarité », c’est-à-dire le fait de faire assumer par tous les erreurs d’une partie des acteurs, ce qui est tout autant inacceptable. Souvent, d’ailleurs, la « solidarité » sert de prétexte à des intérêts nationaux : si le gouvernement allemand a été si prompt à exiger de son homologue irlandais qu’il accepte le plan de « sauvetage » européen, c’est parce que les banques allemandes avaient beaucoup à perdre dans une éventuelle faillite de l’État irlandais.


Une alternative serait de traiter le problème à la racine : si des États comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal sont hyperendettés, c’est parce que les dépenses publiques ont excédé de beaucoup les recettes fiscales. Traiter le problème à la racine signifierait donc réduire de façon draconienne les dépenses publiques de ces États, ce qui enverrait un signe fort à ce que l’on appelle par simplification « les marchés » pour leur faire accepter un rééchelonnement de leur dette, c’est-à-dire un remboursement plus tardif.


L’inconvénient d’appréhender ces problèmes avec un regard purement comptable, c’est que l’on ne voit plus « l’éléphant dans le salon » qu’est la dépense publique. La cuisine monétaire, ou budgétaire, sera toujours impuissante tant que les États seront incapables de limiter, puis de réduire leurs dépenses.



Roman Bernard





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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 21:47 (2011)    Sujet du message: Publicité

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